Le projet consiste à réaliser des économies d’eau et à substituer des prélèvements dans la Lierne et la Véore par un stockage d’eau

La Lierne a Peyrus

Contexte

Le bassin versant de la Véore Barberolle et la nappe des alluvions de la plaine de Valence a été identifié en déficit quantitatif dans le SDAGE qui fixe un objectif de résorption des déficits quantitatifs.

Pour ce faire, une étude des volumes prélevables a été réalisée afin de déterminer les volumes prélevables 4 années sur 5 permettant de subvenir aux besoins des usages et du milieu aquatique sans recourir à un arrêté sécheresse et sans pénaliser le milieu.

L’étude a montré que le bassin versant est naturellement contraint et que théoriquement aucun prélèvement ne serait possible. Un compromis entre prélèvements et milieu a donc été établi et a conduit à une réduction de 40 % des prélèvements avec une priorité à donner aux prélèvements superficiels et en tolérant un seuil de dégradation du milieu de 20%.

Le bassin versant de la Véore-Barberolle ainsi que la nappe des alluvions de la plaine de Valence au droit du secteur hydrographique de la Véore et de la Barberolle ont été classés en Zone de Répartition des Eaux par arrêté n°2014-352-0006 du 17 décembre 2014.

L’activité agricole est fortement développée sur ce secteur et l’irrigation s’organise de différentes façons :

  • grâce aux canaux :
    • de la Martinette (alimentation par la Lierne et la Source de Matras)
    • des Charpeneys (alimenté par la Véore)
    • des Marais (alimenté par la Véore)
    • des Péris (alimenté par la Véore)
  • par des pompages individuels dans la Véore, dans la Lierne, le Béal de Cors, la Marette, Le Chevillon.

Sur le territoire, les prélèvements agricoles se concentrent sur une courte période entre le 15 juin et fin août, quand les débits des cours d’eau sont au plus bas. La pression des prélèvements est donc importante sur l’environnement.

1ère étape : la réalisation des études d’Avant-Projet

Le projet prévoit la mise en place d’un réseau d’irrigation collectif sous pression sur le secteur « Véore Amont » (Communes de CHATEAUDOUBLE et de PEYRUS) avec une  retenue collinaire afin de répondre, aux besoins agricoles en eau et de se substituer aux prélèvements à usage agricoles dans les cours d’eau de la Lierne et de la Véore et dans les nappes du bassin versant de la Véore amont.

Combinée à l’arrêt des canaux, cette opération doit permettre l’atteinte des objectifs quantitatifs définis dans le cadre du PGRE fixés à 520 000 m3 pour le volet agricole.

Une étude de faisabilité a été réalisée en 2012 par le bureau d’études Ca’EAU concluant à la possibilité d’atteindre cet objectif en utilisant le prélèvement de l’ASA de la Martinette et la réalisation d’une réserve inter saisonnière d’eau.

Enfin, l’Avant Projet Détaillé a été réalisé en 2017 par le bureau d’études SAFEGE afin de définir les ouvrages nécessaires à la réalisation de ce projet :

  • Prise d’eau dans la rivière Lierne indépendante du canal de la Martinette,
  • Ouvrage de stockage inter saisonnier de 300 000 m3 alimenté par la prise d’eau (avec maintient d’une alimentation en période d’étiage contrôlée fonction du débit réservé) et une conduite gravitaire,
  • Station de pompage pour la distribution d’eau de 1 200 m3/h.

Plan d’ensemble (Source APD SAFEGE)

Coûts et financements

Le montant de cette étude, comprenant également des essais géotechniques, s’est élevé à 63 189 €HT.

L’assiette de financement s’élève à 36 074 €HT.

Les financements prévisionnels sont les suivants:

  • Conseil Départemental de la Drôme : 10 000 € (28%)
  • Agence de l’Eau RMC : 18 859 € (52%)

Avancement du projet

Pour faire suite à cette étude, le Syndicat d’irrigation Drômois a défini :

  • le périmètre potentiel d’irrigation,
  • le réseau de distribution,
  • les maillages potentiels avec les réseaux voisins
  • les conditions économiques de réalisation de cette opération

et a engagé une campagne de pré-souscription au service d’irrigation collectif sous pression.

Le financement de ce projet estimé à plus de 8 millions d’euros reposera sur :

  • Les financeurs institutionnels,
  • Les exploitations agricoles de Peyrus et de Chateaudouble ayant souscrits au service d’irrigation collectif,
  • Une mutualisation auprès des irrigants individuels du bassin versant de la Véore
  • Une mutualisation auprès des irrigants collectifs du territoire Bourne-Valentinois

Le financement de l’Agence de l’eau est conditionné par la réalisation d’une étude par un bureau d’études spécialisé. Elle doit comprendre une étude économique et une étude de récupération des coûts .

Le lancement des marchés relatifs à cette étude et à la partie concernant les autorisations  réglementaires  (autorisation loi sur l’eau) sera réalisé en début 2020.